Paul Dirac et l'anti-matière

Paul Dirac et l'anti-matière

 

L'équation de Dirac:

 

 

"C'est l’autre généralisation des travaux de Schrödinger donnée par Dirac, la découverte de l’équation relativiste correcte des ondes de matière associées aux électrons, mais aussi aux quarks et aux leptons, la fameuse équation de Dirac (ci-dessus).

Le mariage de la mécanique quantique et de la relativité restreinte dans le cas des électrons allait se révéler surprenant pour son auteur lui-même, qui n’hésitait pas à dire en parlant de son équation : « elle est plus savante que moi ». En effet, en plus de donner la structure fine des raies spectrales de l’atome d’hydrogène, elle expliquait l’existence du spin de l’électron que Wolfgang Pauli, le Mozart de la relativité, avait introduit plus ou moins à la main dans la forme non relativiste des équations quantiques d’un électron dans un atome. Le plus surprenant était l’existence de solutions à énergie négatives exigées par l’équation de Dirac. Convaincu de la justesse de son équation par sa beauté mathématique même, Dirac, dans un élan platonicien que l’histoire justifiera, en déduisit vers 1928 qu’il devait exister des particules d’antimatière. Toutefois, refusant de multiplier sans nécessité le nombre de particules de l’Univers et malgré le fait que l’on savait que le proton était presque 2.000 fois plus massif qu’un électron, il identifia les anti-électrons ainsi découverts aux protons."



On entend par monopôle magnétique un objet physique portant une charge magnétique unipolaire, nord ou sud, soit donc quelque chose d’inconcevable à notre échelle, puisque couper un aimant en deux aboutit à la constitution de deux aimants plus petits et non à celle de deux pôles magnétiques séparés. Par son pouvoir explicatif et prédictif, Le monopole magnétique de Georges Lochak est sans doute l’élément le plus prometteur d’une nouvelle physique à venir.

Maxwell introduit en 1873 l’idée de charge magnétique, homologue de la charge électrique, sinon qu’elle se caractériserait par une rotation axiale plutôt que par une vitesse comme pour l’électron. Pierre Curie qui travaille sur les symétries en cristallographie, précise en 1873 que la chiralité[1] de cet objet physique devrait être telle qu’il serait retourné par son reflet dans un miroir mais non inversé, à la façon d’une symétrie centrale, la notion de miroir s’entendant au sens de la physique des particules

 

 

Étienne Klein : Que savons-nous du temps ?

1) Vidéos:

 

https://www.youtube.com/watch?v=Nb2S7oge8TQ: Etienne Klein: De quoi l'énergie est-elle le nom ?

 

https://www.youtube.com/watch?v=DyVEU71Azno (Peut-on voyager dans le temps ?)

 

 


2) C''est une vidéo d'Etienne Klein que je voudrais commenter dans cet article. 


J'y découvre que Dirac était un génie qui voyait certainement (à mon avis) au-delà du matérialisme scientifique auquel même le génie d'Einstein était soumis. 


Partons de l'équation de Schrödinger:

\frac{\hat{\vec{\mathbf{p}}}^2}{2m}\left| \Psi (t)\right\rangle + V(\hat{\vec{\mathbf{r}}},t)\left| \Psi (t) \right\rangle=i \hbar {\partial\over \partial t} \left| \Psi (t) \right\rangle


On trouve dans wikipedia:  "Conçue par le physicien autrichien Erwin Schrödinger en 1925, c'est une équation fondamentale en mécanique quantique. Elle décrit l'évolution dans le temps d'une particule massive non relativiste, et remplit ainsi le même rôle que la relation fondamentale de la dynamique en mécanique classique."

Comme il est dit précédemment, cette équation est non relativiste. Dans les années 1925, les physiciens se sont posés la question de savoir comment fait-on pour décrire des particules qui vont presque à la vitesse de la lumière, c'est à dire des particules relativistes. Il fallait inventer un mécanisme qui soir à la fois quantique et relativiste. Or en 1925, il n'y avait rien de tel au catalogue de la physique. Il existait la théorie de la relativité, il existait une théorie quantique débutante, il existait l'équation de Schrödinger, toute neuve. Mais cette dernière ne pouvait fournir une réponse au comportement de particules quantiques relativistes. Il fallait inventer un formalisme qui soit à la fois quantique et relativiste. La bonne réponse fut fournie par l'équation de Dirac.

C'est, au dire d'Etienne Klein, une des plus belles histoires de la physique du XXème siècle, qui va aboutir à la découverte de l'antimatière

Blog de pascal : mon blog de réflexions, Paul Dirac et l'anti-matière

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Dirac était un physicien assez étrange. Platonicien, il pensait que ce qui est beau est vrai. Une particularité de Dirac "est sa préoccupation pour le concept de "beauté mathématique''. Il est persuadé qu'une théorie mathématiquement belle a plus de chance d'être correcte qu'une théorie inélégante, même si cette dernière décrit correctement les résultats expérimentaux". Il n'avait aucun guide pour pour trouver une équation qui soit à la fois quantique et relativiste. Il s'est fié à à ce qu'il appelait "l'intuition de l'esthétique mathématique".  Il voulait une belle équation, et quand on lui demandait ce qu'il voulait dire, il répondait en substance: Si tu es un mathématicien, tu comprends, mais si tu ne l'es pas, alors je ne peux pas t'expliquer. Il faut savoir que Dirac a probablement été atteint du syndrome d'Asperger (trouble autistique léger), en fait, il parlait peu. En gros, ce que recherchait Dirac, c'était 

l'équation qui résiste à des tas de transformations, qui soit riche en invariants et qui soit invariante sous le plus grand nombre de transformations possibles. C'est un argument philosophique qui, en même temps permet de comprendre l'efficacité des mathématiques en physiqueEmmy Noether avait déjà entrevu cet aspect dès 1918. En physique, le théorème de Noether explique le lien fondamental entre la symétrie en physique et les lois de conservation. L'argument de Dirac, c'est donc: les mathématiques sont là pour prolonger la vision. Considérons un exemple simple: prenez un verre, je le reconnais dès que je le vois. Quelque soit l'angle sous lequel je le découvre, il résiste à tous les changements d'angle sous lesquels je l'observe. Dès que je le vois, je le reconnais. Si je le voyais sous un angle où il n'est pas circulaire mais plan, ce ne serait plus un verre. Pour le reconnaître, j'invoque les symétries implicites qui font que son apparence résiste à tous les changements de point de vue. C'est que traduit Dirac en disant que les mathématiques sont un prolongement de la vision ans l'invisible.
Nous devons donc trouver les structures mathématiques qui sont capables de saisir des éléments de réalité (électrons, photons...) et qui les saisissent dans ce qu'elles les décrivent de façon invariante. Si on décrit un électron par un vecteur d'état, une fonction d'onde... et que si on change le point de vue l'électron disparaît, c'est que ce n'était pas un électron. Donc la réalité même de l'électron est subordonnée au fait que sa description doit résister au changement de point de vue et doit donc solliciter des invariants. Alors Dirac a écrit une équation magnifique dont il ne souciait pas de savoir si elle était vérifiée expérimentalement car disait-il elle est belle, donc elle est juste. Il va utiliser cette équation dans un cas très simple: en schématisant et travestissant un peu l'histoire, il décrit un un phénomène qui, au niveau microscopique, est banal, la collision de deux deux particules dans un accélérateur. On sait que E=mc2, l'énergie se matérialise pour laisser apparaître de nouvelles particules. Si j'en prends une, qui apparaît là, à l'instant t=t0. Elle laisse une certaine trace dans un détecteur, et à l'instant t = t1, elle se désintègre en d'autres particules plus légères. Donc la particule (qui est instable), au une durée de vie t1 - t0. Ce que fait Dirac, c'est qu'avec son équation, il va décrire ce phénomène. tout est cohérent. Dirac avait résolu auparavant son équation pour l'électron de l'atome d'hydrogène, il avait retrouvé les niveaux d'énergie mesurés par les spectroscopistes avec une précision bien meilleure que ce qu'on obtenait avec l'équation de Schrödinger, ce qui est normal, vu qu'il intégrait les effets relativistes (faibles mais qui ont des conséquences mesurables). Cela l'avait rassuré et et il avait confiance dans son équation.

C'est alors qu'il se pose la question: qu'est-ce qui se passerait pour un observateur en mouvement par rapport à l'observatoire dans lequel le phénomène évolue? Il constate que, selon son équation, pour certains observateurs, la chronologie de ces deux événements va être inversée. Certains observateurs verront la particule disparaître avant d'apparaître. Cela est explicable par la relativité restreinte. Deux événements simultanés pour un observateur au repos ne le sont plus pour un observateur en mouvement par rapport au premier. Face à l'observation de Dirac, il y a plusieurs réactions possibles. La première réaction être celle de Dirac, il aurait pu dire: mon équation est fausse puisqu'elle nie l'existence même du temps: la chronologie que je vois relative pour moi est relative à moi puisqu'elle n'est pas la même pour quelqu'un d'autre. Cela veut dire que le temps est quelque chose de subjectif, d'intégralement dépendant de l'observateur, il n'a donc aucune réalité objective. En fait, après quelques jours, Dirac a reprit son équation et il s'est dit: mon équation viole manifestement la causalité, donc elle n'est pas causale. Je vais la transformer pour la rendre causale, de telle sorte que si moi je vois ça, si je vois une particule apparaître à t0 et disparaître à t1 ultérieurement, cette chronologie là sera vraie pour tous les observateurs. Ce qui changera, c'est la durée t1- t0 en conformité avec la théorie de la théorie de la relativité. Mais ce que Dirac impose ici, c'est la chronologie: si la particule apparaît là pour moi d'abord, elle apparaîtra là d'abord pour tout le monde. Ce qu'il fait techniquement se trouve dans la théorie des champs, en fait c'est Dirac l'inventeur de la théorie quantique des champs où on joue avec les opérateurs  (création et d'annihilation), sur leurs relations de commutation et d'anti-commutation. Et il se rend compte que si on ajoute la causalité comme contrainte dans son équation, il aboutit à la prédiction de nouvelles particules qui n'existaient pas quand la causalité n'était pas niée, en fait, il aboutit à la prédiction de l'existence d'énergie négative. 

Selon Etienne Klein, cela a pratiquement "radié" Dirac vis à vis de ses collègues "Shrödinger, Pauli, Heisenberg...) pendant près de deux ans (en substance: qu'est-ce que c'est que ce physicien qui prédit l'existence d'énergie négative!). Une particule d'énergie négative, lorsqu'elle est au repos, continuera d'avoir une énergie négative et donc elle a une masse négative. Si on "tape" sur elle, elle revient vers nous dans l'autre sens conformément à la loi fondamentale de la dynamique F = -M Y. On n'avait jamais vu ça à l'époque! (Maintenant on est plus familiarisé avec l'énergie noire). Etienne Klein souligne que Dirac à "fait" une dépression et que ce n'est qu'en 1931 qu'il a eu l'idée que mathématiquement, une particule négative se comporte comme comme une particule qui remonte le cours du temps (l'argument est que dans la fonction d'onde on a la phase = - i.e.t/hbarre et une énergie négative, ça revient à changer le cours du temps, on inverse le cours du temps). Qu'est-ce que ça veut dire remonter le cours du temps? On n'en sait rien, comment pourrait-on entrer en interaction avec une particule qui suit le cours du temps dans l'autre sens que nous? Et ici, Dirac a une deuxième idée géniale. Il comprend que mathématiquement réinterpréter une particule d'énergie négative qui remonte le cours du temps c'est une anti-particule d'énergie positive qui suit le cours du temps. Et donc la causalité mise comme contrainte dans une équation qui est à la fois quantique et relativiste prédit l'existence des anti-particules en l'occurence celle du positron. 

Dirac publie ce résultat en 1932. Il est capital, car, dans son équation, Dirac a postulé que la causalité et les anti-particules n'ont de statut dans ce formalisme que si la causalité est vraie, sinon il n'y a plus d'anti-particules. C'est pour cela que ce raisonnement est plus puissant que la relativité parce que la relativité impose la causalité sous forme d'une impossibilité. Avec Dirac, c'est l'inverse, la causalité s'exprime de façon positive: si la causalité est une loi de la nature, alors le positron doit exister. Et donc, soit le positron existe et la causalité est une bonne contrainte et les voyages dans le temps sont impossibles, soit le positron n'existe pas et on peut tout dire. Mais on sait que les antiparticules sont réelles. Notre corps, par exemple contient du potassium radioactif. En ce désintégrant, un proton se transforme en neutron en émettant un électron et un anti-neutrino. Notre corps en émettant des antrineutrinos plusieurs milliers de fois par seconde fournit la preuve que les voyages dans le temps sont impossibles (à cause de ce qu'on vient de dire sur la causalité suite au raisonnement de Dirac). Et c'est pour ça que le temps physique est un temps premier par rapport à tous les autres et c'est donné là par Dirac de façon positive. Le discours d'Etienne Klein avait dit en préambule qu'il c'existait pas de définition du temps et la conclusion sera de dire qu'on peut quand même proposer non une conclusion, mais une métaphore qui consiste à dire que le temps est "une "prison ç roulettes" (E. Klein), parce qu'à cause de la causalité on est prisonnier du temps, on est bloqué dans l'instant présent et on ne peut pas modifier notre position dans le temps et "prison à roulettes " parce que ça avance. Mais la question qui reste posée, c'est qu'est ce qui pousse... ou qui est ce qui pousse? Il y a trois réponses possibles, il y en a même quatre, la quatrième c'est on ne sais pas et on s'en fiche; c'est la position de 99% des physiciens. Parmi les trois autres réponses, il y en a deux qui s'inspirent directement de la relativité restreinte où on perle d'univers-blog. On a l'espace-temps et dans cet espace-temps il y a il y a "le cours du temps"., c'est à dire le temps est un paramètre statique. Pour ceux qui croient à cet univers-bloc, le cours du temps, ou l'impression que nous avons que le temps passe, soit c'était une pure illusion, soit c'est un produit de notre subjectivité. Parmi ceux qui disent le temps n'existe pas, c'est une pure illusion que nous avons hérité de métaphores trompeuses, on trouve de physiciens comme Marc Lachièze Rey. Pour lui, si on prend au sérieux les formules de la relativité, le temps n'existe pas du tout. Dans la même mouvance mais une interprétation différente, il y a Thibaud d'amour qui dit: "le cours du temps" est une fabrication de notre conscience" (c'est nous qui créons le cours du temps), l'espace-temps est là de toute éternité et c'est nous, observateurs qui parcourons notre ligne d'univers, qui par notre mouvement dans l'univers, créons l'impression que le temps passe, un peu comme un voyageur dans un train qui voit le paysage bouger, mais le paysage ne bouge pas. Le cours du temps c'est nous, c'est notre cerveau, le système très loin de l'équilibre thermodynamique que nous sommes; Et il y a une troisième école qui consiste à dire: l'univers-bloc est une schématisation insuffisante: nous devons prendre acte de l'existence du cours du temps et considérer que l'espace-temps est dynamique, c'est à dire qu'au lieu de considérer que le temps s'est déployé de toute éternité avec un passé qui est là, déjà, un futur qui est là déjà, et on va vers lui, on doit considérer que l'espace-temps crée à chaque instant le présent. Tous les instants du futur n'existent pas encore et c'est l'espace-temps qui va les créer au fur et à mesure.


Ainsi l'équation de Dirac a-telle cette puissance qui aboutit finalement à se poser la question encore tant débattue: qu'est ce que le temps? Cette question posée par Saint Augustin n'a toujours pas une réponse  certaine (« Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais que je veuille l’expliquer à la demande, je ne le sais pas. Et pourtant – je le dis en toute confiance – je sais que si rien ne se passait, il n’y aurait pas de temps passé, et si rien n’advenait, il n’y aurait pas d’avenir, et si rien n’existait, il n’y aurait pas de temps présent.").  Mais le génie de Dirac va plus loin. Cela vient de son platonisme qui lui a donné l'intuition d'utiliser la puissance de la symétrie. Emmy Noether avait déjà entrevu cet aspect dès 1918 avec le théorème de Noether qui comme on l'a vu, explique le lien fondamental entre la symétrie en physique et les lois de conservation. La méthode est maintenant utilisée quasiment systématiquement par les scientifiques et a permis de nombreuses découvertes et théories dont Le modèle standard qui décrit correctement la physique microscopique observée en laboratoire mais n'incorpore pas la gravitation d'une part et, par ailleurs, dans la mesure où son existence serait confirmée, on sait qu'il ne serait pas complet même au niveau microscopique car il ne dévoilerait pas la matière sombre qui constituerait une majorité de la matière présente dans l'univers. La méthode est utilisée aussi dans les théories les plus récentes de la recherche de la grande unification ou la théorie du tout, réunion de la physique quantique et de la relativité d'Einstein. La théorie de la gravitation quantique à boucles est une théorie candidate concernant la gravité quantique mais elle n'est pas une théorie du tout car elle ne prend pas en compte les autres interactions. La théorie des cordes est une autre candidate, car elle décrit, avec les mêmes équations, les quatre interactions élémentaires, mais elle réunit assez mal les théories de la mécanique quantique et la relativité générale et n'est donc pas une théorie du tout. La principale tentative de théorie du tout actuellement développée est la théorie des supercordes

Mais à l'époque, cela a permis au génie de Dirac d'aller bien au-delà des idées généralement admises. Son platonisme n'est pas sans rappeler celui de Penrose, un des mathématiciens les plus géniaux que je connaisse et qui présente la gravitation quantique à boucles. Dirac n'a pas explicité de philosophie comme Fritjof Capra qui, par son livre Le Tao de la physique(1975) qui a initié le développement d'un courant littéraire parfois appelé mysticisme quantique.a favorisé le langage de la physique moderne et en particulier avec l'idée d'un rapprochement entre la vision mystique et la vision de la physique (voir mysticisme quantique). Mais je reste attiré par le platonisme de Dirac en j'étudie en parallèle avec la relativité générale et la cosmologie les théories comme le calcul spinoriel, la physique quantique relativiste,  la physique quantique des champs.

 

La pensée d'Einstein et la relativité sont réalistes alors qu'une "une équipe autrichienne est parvenue à montrer que les propriétés des particules n’existent pas avant d’être observées par un appareil de mesure ! Voilà qui confirme certaines bizarreries quantiques, et donne tort à Einstein" comme le pressentait Niels Bohr et  comme l'affirme la physique quantique. Mais la relativité décrit si bien le monde tel qu'on l'observe et on le mesure par le GPS. Cependant l'esprit n'est pas à la portée du matérialisme ni même de la science tant qu'elle est positiviste. C'est pourquoi Dirac me fascine ainsi que toutes les théories quantiques car elles ouvrent la porte aux hypothèses sur la possibilité d'appréhender l'esprit. 

 

Pour terminer cet article, je reste avec Roger Penrose qui évoque la conscience quantique, l'âme et la réalité quantique dans l'article suivant proposé par futura-sciences.


 

Des calculateurs quantiques dans le cerveau ?

Le mathématicien Roger Penrose et l'anesthésiologiste Stuart Hameroff ont proposé il y a une vingtaine d'années un début d'explication sur le fonctionnement du cerveau humain doué d'expérience consciente. L'un des éléments de leur théorie impliquait l'existence d'états quantiques résistants à la décohérence dans des structures à l'intérieur des neurones. Dans un article récent faisant le point sur l'état de leur théorie, les deux chercheurs affirment qu'il y aurait maintenant des indications fortes en faveur de cette hypothèse. Bien que les deux hommes soient respectés, la communauté scientifique reste sceptique.

 

Blog de pascal : mon blog de réflexions, Paul Dirac et l'anti-matièreRoger Penrose, né en 1931, est l'un des plus grands mathématiciens et physiciens du XXesiècle. Ses travaux les plus célèbres portent sur les trous noirs et la cosmologie, mais aussi sur la gravitation quantique. Sa théorie de torseurs (twistors en anglais) est très utilisée depuis quelque temps en théorie des supercordes, et sa théorie des réseaux de spin est à la base de la gravitation quantique à boucles. Le grand public le connaît probablement plus pour ses idées sur l'origine de la conscience et son scepticisme devant les hypothèses des tenants de l'intelligence artificielle forte. © Festival della Scienza, Flickr, cc by sa 2.0

Voilà presque 20 ans, le grand mathématicien et physicien Roger Penrose publiait un livre issu de ses réflexions sur la nature de l’esprit et de la conscience. L’ouvrage, intitulé Les ombres de l'esprit, reprenait par ailleurs certaines des idées avancées dans les années 1980 par l’anesthésiologiste Stuart Hameroff. Plusieurs thèses étaient défendues. La première était que le théorèmed’incomplétude de Gödel n’était pas compatible avec la thèse issue des travaux d’Alan Turingconcernant l’intelligence artificielle, à savoir qu’un calcul sur une machine suffisamment complexe pouvait engendrer une intelligence humaine consciente.

Pour Penrose, le résultat de Gödel impliquait que l’esprit et la conscience humains étaient irréductibles à des calculs. Il rejoignait donc le camp de ceux qui pensent que le « difficile problème de la conscience » (hard problem of consciousness en anglais), selon le terme inventé par le philosophe australien David Chalmers, n’est pas solutionnable dans le cadre d’une réduction de la conscience à l'exécution d'algorithmes. Dit autrement, quand bien même on peut associer une structure mathématique à l’expérience vécue d’un son ou d’une couleur, elle ne peut se réduire à cette structure et à un calcul, pas plus que simuler une étoile, un cyclone ou une onde électromagnétique sur un ordinateur ne génère réellement ces objets. Penrose exprimait aussi, comme d’autres avant lui (tel Einstein, Schrödinger ou encore John Bell), son insatisfaction sur l’état actuel de la physique quantique.
Une nouvelle physique quantique

On sait qu’en mécanique quantique, l’amplitude de probabilité d’un système physique, aussi appelée vecteur d’état ou fonction d’onde, évolue de façon complètement déterministe en étant gouvernée par une seule loi : l’équation de Schrödinger. Mais lorsqu’on cherche à mesurer une grandeur physique associée à un système, par exemple la position d’un électron ou son spin, il existe une deuxième loi indiquant que lors de cette mesure, la fonction d’onde change brutalement et de façon aléatoire. C’est un peu comme si l’acte consistant à mesurer la présence d’une note dans un morceau de musique émis sous forme d’ondes acoustiques sphériques autour d’un piano faisait brutalement disparaître dans tout l’espace les autres notes et n’en laissant plus qu’une, tirée au sort selon une loi de probabilité donnée par la forme de l’onde acoustique initiale.

Stuart Hameroff expose dans cette conférence ses travaux avec Penrose pour tenter de percer les mystères de l'origine de la conscience. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle avec deux barres horizontales en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître, si ce n'est pas déjà le cas. En passant simplement la souris sur le rectangle, vous devriez voir l'expression « Traduire les sous-titres ». Cliquez pour faire apparaître le menu du choix de la langue, choisissez « Français », puis cliquez sur « OK ». © GoogleTechTalks, YouTube

Il faudrait plusieurs livres rien que pour rendre compte des problèmes soulevés par cette « réduction du paquet d’ondes », comme disent les physiciens, étroitement liée à l’introduction d’amplitudes de probabilité et simplement de lois de probabilité en physique quantique. Elle a notamment conduit au paradoxe EPR, et surtout à celui du chat de Schrödinger. Pour différentes raisons qu’explique en détail Penrose dans son livre, même s’il reconnaît la pertinence de la théorie de la décohérence au sujet du paradoxe du chat de Schrödinger, il pense (et il n’est pas le seul) que le problème n’est pas complètement résolu pour autant.

Selon lui, une physique encore inconnue, mais qui doit découler d’une théorie quantique de lagravitation dans laquelle la mécanique quantique standard doit elle-même être une simple approximation, est une nécessité si l’on veut vraiment résoudre toutes les énigmes et les difficultés que posent certains aspects de la théorie quantique. Surtout, cette nouvelle physique doit contenir des éléments mathématiques qui ne sont pas réductibles à des algorithmes, en accord avec l’interprétation que fait Penrose du théorème d’incomplétude de Gödel. Elle serait aussi susceptible d’éclairer d’un jour nouveau le problème difficile de la conscience.
Des automates cellulaires quantiques dans les neurones

C’est à la suite de réflexions similaires, dont il avait donné une version moins détaillée dans un précédent livre publié en français sous le titre L’esprit, l’ordinateur et les lois de la physique, que Penrose a été contacté par Stuart Hameroff. Celui-ci lui a parlé de ses tentatives en tant que biologiste réfléchissant sur l’origine des effets de l’anesthésie, pour comprendre le fonctionnement du cerveau et les bases physiques de la conscience. En joignant leurs travaux, les deux hommes ont donc proposé la théorie suivante.

Ils prennent pour acquis qu’une bonne partie du fonctionnement du cerveau s’explique très bien avec les lois de la physique classique, en particulier au niveau du connectome, c'est-à-dire du câblage des neurones. Mais au niveau des liaisons synaptiques, quelque chose de nouveau émergerait. Ces liaisons seraient fortement influencées par des structures que l’on trouve dans lecytosquelette des neurones : les microtubules. Ce sont des sortes de fibres constituées d’éléments appelés des dimères de tubuline, des protéines possédant un moment dipolaire. Selon Penrose et Hameroff, ces protéines que l’on peut polariser dans deux états feraient des microtubules des sortes d’automates cellulaires capables de stocker des qubits et d’effectuer des calculs en plus de ceux que l’on attribue au réseau de neurones. Si tel est le cas, la capacité de traitement de l’information du cerveau humain serait bien supérieure à celle qu’on lui attribue aujourd’hui. Ce qui repousserait la date à laquelle un ordinateur serait suffisamment puissant pour simuler correctement son fonctionnement.

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La région centrale d'un neurone avec son noyau (nucleus) et d'où partent l'axone et des dendrites. On voit le réseau de microtubules parallèles connectés par des protéines. © Stuart Hameroff
Les microtubules, des calculateurs quantiques ?

Mais surtout, et c’est le point le plus critiqué par la communauté scientifique, Penrose et Hameroff ont prédit que les microtubules seraient des calculateurs quantiques efficaces, alors que la théorie de la décohérence semble impliquer que ce n’est pas possible. Les cellules du cerveau et les microtubules seraient trop chauds et trop perturbés par le bruit de fond ambiant pour que des calculs quantiques longs aient le temps d’être effectués. En plus court, même en descendant à l’échelle des tubulines, on est toujours confronté à des objets trop gros et trop chauds pour manifester des effets quantiques.

Toutefois, Penrose et Hameroff ont répliqué que l’on ne pouvait être certain de rien sur ce point. On sait bien que des comportements quantiques macroscopiques d’objets existent bien, comme lasupraconductivité et la superfluidité (à basse température il est vrai, mais on envisage pourtant de créer des supraconducteurs à température ambiante). On sait aussi que l’effet EPR fonctionne, malgré des séparations de plusieurs mètres entre des systèmes quantiques. Surtout, des signes de manifestation de cohérence quantique dans des systèmes biologiques à température ambiante sont observés depuis quelques années, particulièrement avec la photosynthèse. Il se pourrait que l’évolution ait découvert le moyen de contourner l’obstacle de la décohérence quantique.
Les ombres de la physique de l'esprit

Il existe dans la théorie de Penrose et Hameroff une seconde hypothèse encore plus spéculative. Si des calculs quantiques sont bien effectués par les microtubules, ils seraient sous la dominationdes effets de gravitation quantique faisant intervenir des processus échappant au calcul que postule Penrose au-delà de la mécanique quantique orthodoxe. C'est notamment au niveau de la réduction du paquet d'ondes lors d'une mesure que ces effets interviendraient, avec ce qu'il appelle la réduction objective orchestrée, ou orchestrated objective reduction (Orch-OR) en anglais.

La théorie quantique dont nous disposons actuellement ne serait, pour Penrose comme pour Einstein et même des physiciens comme John Bell et le prix Nobel Gerard 't Hooft, qu’une solution partielle bien que très efficace en pratique aux problèmes de la quantification de l’énergie et de la dualité onde-corpuscule. À un niveau plus profond de la réalité existerait donc une physique de la conscience encore inconnue, englobant la théorie quantique orthodoxe, et dont nous ne pouvons pour le moment voir que l’ombre dans le connectome et les microtubules. Ainsi que l’existence de l’espace-temps ne devient palpable que lorsqu’on est confronté à des vitesses proches de celle de la lumière et à des champs de gravitation intenses, la physique de l’esprit ne deviendrait visible que face à des objets très complexes.

 

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Le prix Nobel de physique Gerard 't Hooft a révolutionné la théorie quantique des champs au début des années 1970 en utilisant les travaux de Richard Feynamn et Martinus Veltman. Profondément concerné par le paradoxe de l'information avec les trous noirs, il tente de construire une nouvelle théorie quantique à partie du concept d'automate cellulaire. Peu sont ceux qui le suivent dans cette voie. © Wammes Waggel, Wikimedia Commons, cc by sa 3.0
Entre spéculation scientifique et pseudoscience

Inutile de dire qu’on atteint là le sommet de la spéculation scientifique, où le risque de se perdre dans des considérations métaphysiques non scientifiques est élevé. On sait d’ailleurs que plusieurs scientifiques de haut niveau, tels que John Hagelin et le prix Nobel Brian Josephson, ne professent plus que de la pseudoscience en tentant d’aborder le problème des bases physiques de la conscience.

Bien que très critique vis-à-vis des hypothèses de Hameroff et Penrose, la communauté scientifique ne considère pas pour le moment que ces deux chercheurs ont franchi la ligne rouge. On a plutôt l’impression que ce qu’ils proposent est du même niveau que les réflexions de Schrödinger dans son célèbre ouvrage Qu'est-ce que la Vie ? publié en 1944, des réflexions qui ont orienté les pionniers de la biologie moléculaire vers la découverte de l’ADN, mais l’ont aussi anticipée.
Indications de cohérence quantique dans les microtubules

Penrose et Hameroff viennent de publier l’année dernière un article dans Physics of Life Reviewsfaisant le point sur leur théorie de l’origine de la conscience. La revue contient plusieurs articles commentant et critiquant leur théorie ainsi que leurs réponses. On est quand même assez déçu de voir que parmi ces articles, il s’en trouve un de Deepak Chopra, un célèbre médecin états-unien d’origine indienne dont les théories sont plus que fumeuses. Mais ce qui frappe le plus, c’est que Penrose et Hameroff affirment maintenant qu’il y a des signes de l’existence d’un état de cohérence quantique dans les microtubules. Ils se basent pour cela sur les travaux d’un chercheur indien,Anirban Bandyopadhyay, du National Institute for Materials Science à Tsukuba, au Japon, qui étudie les microtubules avec ses collègues depuis quelques années.

On reste perplexe devant les articles de Penrose et Hamroff, car il faudrait disposer de solides connaissances en physique quantique, en neurobiologie et en physique du solide pour évaluer véritablement ce qui est crédible et ce qui ne l’est pas dans les constructions théoriques qu’ils avancent. On ne sait pas trop si l’on assiste aux premiers balbutiements sérieux d’un changement de paradigme scientifique comparable à ce qui s’est produit en biologie pendant les années 1940, ou s’il s’agit d’une des nombreuses tentatives avortées et peu crédibles de brillants chercheurs tentant de percer les mystères des rapports entre l’esprit et la matière. Ce qui est sûr, c’est que Penrose et Hamroff sont sur des routes déjà explorées par Schrödinger, Pauli, Wigner et Linde en physique, et par Alfred Whitehead et Karl Popper en philosophie. En tout état de cause, il reste du pain sur la planche, et l’on peut espérer que le Human Brain Project ainsi que les travaux sur les ordinateurs quantiques nous aideront à y voir un peu plus clair dans les décennies qui viennent.

Les spéculations de Penrose et Hameroff restent stimulantes, mais on en est toujours au stade des hypothèses de travail que l'on doit encore développer et tester expérimentalement, ce que ne semblent pas nier les deux hommes. Pour le moment, ces scientifiques ressemblent à des funambules qui cherchent à ne pas tomber dans la mystique quantique pseudoscientifique New Age ou dans un positivisme frileux refusant d'explorer de nouvelles voies périlleuses dans un territoire inconnu, celui de la physique de l'esprit.

 

https://www.youtube.com/watch?v=DyVEU71Azno (Peut-on voyager dans le temps ?)

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-l-energie-negative-27703.php (L'énergie négative)

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/il-faut-demythifier-l-equation-de-164040 (Il faut démythifier l’équation de Schrödinger ih ∂ Ψ / ∂ t = - h2/2m Δ Ψ)



Autres liens: 

http://www.futura-sciences.com/magazines/matiere/infos/personnalites/d/physique-paul-dirac-259/ (bibliographie de dirac)


https://leonbrunschvicg.wordpress.com/tag/dirac/Paul Dirac, dont l’oeuvre est d’une importance exceptionnelle pour l’étude entreprise ici, nous livre des pensées très proches de celles de Penrose dans un article de 1931 où il élabore les premiers fondements de sa théorie des monopoles magnétiques, « le mode Dirac consiste à inventer un nouveau concept ou cadre conceptuel mathématique, et ensuite à essayer de trouver sa présence et son utilité (« relevance ») dans le monde réel »

paraphrasant Dirac : « une idée mathématiquement belle doit avoir été adoptée par DIEU » (ce qui signifie : doit être présente en physique).


https://www.bibnum.education.fr/sites/default/files/Dirac-analyse.pdf (La prédiction de l'antimatière par Dirac)


http://www.ipnl.in2p3.fr/delphi/laktineh/monitorat/public_html/Dirac/dirac.html (Paul Adrien Maurice Dirac, Une vie exclusivement tournée vers la Physique)


http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quation_de_Dirac (l'équation de dirac)


http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/paul-dirac-1902-1984-antimatiere-a-158267 (Paul Dirac (1902-1984) : antimatière à penser)


http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quation_de_Schr%C3%B6dinger (l'équation de Schrödinger)


http://hal.upmc.fr/cel-00092970/document (L'équation de Dirac)


http://www.hubertreeves.info/chroniques/20051231.html (Dirac et l'antimatière blog hubertreeves)


http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-dirac/3-l-equation-relativiste-de-l-electron/ (l'équation relativiste de l'électron: 

Dirac y exprime la relation de la relativité restreinte d'Einstein, E= m2c4 + p2c2, entre l'énergie E, la masse et l'impulsion p, sous une forme linéaire appropriée à une interprétation en mécanique quantique.

Dans ce but, il introduit un ensemble de quatre matrices hermitiennes αi (i = xyz) et β à quatre lignes et quatre colonnes. Ces matrices, qu'on appelle les matrices de Dirac, ont les propriétés suivantes :

Blog de pascal : mon blog de réflexions, Paul Dirac et l'anti-matière

(ce sont les propriétés d'anticommutation), et α2i = β2

samedi 22 août 2015 21:28 , dans science,spiritualité,connaissance


Les oiseaux des Alpes et du Vercors

Les oiseaux des alpes et du Vercors


Blog de pascal : mon blog de réflexions, Les oiseaux des Alpes et du Vercors

 

J'aimerais partager avec mes lecteurs ces belles images d'oiseaux en attendant un autre article où nous écouterons des chants d'oiseaux.


Deux autres blogs:

Dans le blog alpesoiseaux.free.fr:

Cliquez sur une de ces petites photos d'oiseau pour voir les autres images de cette espèce agrandies et la fiche de description de l'espèce.
Pointez la souris sur une image pour voir le nom de l'espèce.

 

quelque images que vous trouverez en cliquant dans le blog.


 

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dimanche 07 juin 2015 08:57 , dans nature


Les origines de la culture 4) Le scandale du christianisme partie 2

 

Les origines de la culture 4) Le scandale du christianisme partie 2

Nous vivons peut-être la fin de l'ère chrétienne, accompagnée d'une crise des valeurs (peut-être va-t-on vers un nouveau christianisme?) et de nombreux dérèglements se produisent dans notre société. On assiste à une résurgence du paganisme et des mythes de l'antiquité grecque. NarcisseProméthée sont de retour et deviennent envahissants.Le mimétisme s'exacerbe que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans les médias, même si l'individualisme est puissant et poussé par un ego qui devient forcené. 

Cela me donne l'idée de rédiger une série d'articles en donnant "ma lecture" du livre de René Girard "Les origines de la culture" dont c'est ici l'article 4-2)

Blog de pascal : mon blog de réflexions, Les origines de la culture 4) Le scandale du christianisme partie 2

wikipedia.org -René Girard

 
 

 

 

 


Les livres de René Girard: 

 

 

 

amazon.fr -anorexie et désir mimérique (2008)


http://www.perspectives-girard.org/recette/index.php?p=oeuvre: rené girard-perspectives humaines et perspectives chrétiennes


Mes articles sur "les origines de la culture": 

 

Dans l'article 2 nous avons vu comment João Cesar de Castro Rocha et Pierpaolo Antonello présentent René girard dans leur introduction au livre "les origines de la culture": "cet essai tente de reconstituer, au cours de dialogues systématiques, ce fil que René Girard a tenu sa vie durant, "une seule et longue argumentationpour reprendre les mots de Charles Darwin.  Les auteurs ont donné à ce dialogue souvent dense et précis, le ton d'une autobiographie intellectuelle comparable selon eux à celle de Charles Darwin. 

Après cette introduction, nous avons commencé la lecture du livre de René Girard par le chapitre "Une théorie sur laquelle travailler: le mécanisme mimétique". Je résume et donne dans ces articles ma lecture des questions posées à René Girard (qui sont dans l'article en caractères gras) et de ses réponses

Dans les articles 3-1 et 3-2 ("Une théorie sur laquelle travailler"), nous avons analysé le mécanisme mimétique en tant que fondement de l'ordre social et de la culture. Nous avons conclu que le monde moderne peut se définir comme une série de crises mimétiques toujours plus intenses, mais qui ne sont plus susceptibles d'être résolues par le mécanisme du bouc émissaire. Nous avons vu pourquoi dans l'article précédent: "Le scandale du christianisme" partie 1.  Poursuivons maintenant cette analyse avec la Révélation et les religions orientales.

Exergue: "Un essai en hébreu est même paru à son propos, montrant que la théorie est contenue dans l'Ancien Testament!Charles Darwin  autobiographie.

1) La révélation et les religions orientales.

Blog de pascal : mon blog de réflexions, Les origines de la culture 4) Le scandale du christianisme partie 2

orphisme.blogspot.fr -l'orphisme, religion pour les femmes?

a) "Lucien Scubla a remis en question le caractère judéo-chrétien de la Révélation (la conscience de l'innocence de la victime dans le phénomène du bouc émissaire) en avançant que "la tradition orphique condamnait toutes les formes de sacrifice de sang et reprochait déjà aux hommes d'avoir fondé leurs cités sur le meurtre"."
Pour René Girard, c'est vrai en partie seulement, la tradition orphique semble proche du christianisme par certains aspects, en particulier pour la notion de péché originel ("La doctrine orphique (wikipedia.org) est une doctrine de salut marquée par une souillure originelle ; l'âme est condamnée à un cycle de réincarnations dont seule l'initiation pourra la faire sortir, pour la conduire vers une survie bienheureuse où l'humain rejoint le divin"). Par ailleurs selon Girard, "dans la vision orphique, tous les hommes reçoivent en héritage une part de la violence titanesque, mélangée à des étincelles de bonté, de divinité, au sens de la tradition gnostique". 

Scubla peut donc voir dans les mystères orphiques quelque chose de proche du christianisme. C'est vrai jusqu'à un certain point (l'orphisme s'est développé dans dans un monde déjà influencé par la bible). Mais la révélation de l'innocence de celui qui a été choisi comme bouc émissaire s'est répandue uniquement par le biais des Ecritures judéo-chrétiennes. La tradition orphique est incomplète et fragmentaire et... elle n'a pas changé le monde comme le christianisme l'a changé. Ce sont les évangiles qui sont la vraie force qui permet la démystification moderne de la violence unanime. 


b) "On pourrait apporter d'autres arguments pour limiter le rôle du christianisme dans la révélation de la structure sacrificielle des religions anciennes, en rappelant que certaines religions, comme le Jaïnisme en Inde, se sont éloignées de tout ordre sacrificiel et ont tout à fait rejeté le sacrifice". 

Une société ou un groupe religieux peuvent atteindre une conscience aiguë de la violence humaine. C'est le cas du Jaïnisme en inde où 8000 Tamil Jain, à cause de cette conscience justement, ont été ont été persécutés par le roi shaïvite Koon Pandiyan dans le village de Samanatham près de Madurai. Les Jaïnistes ont exercé une certaine influence, mais ce ne sont pas eux qui ont transformé le monde même s'ils ont prôné l'instauration de l'égalité sociale entre les hommes, la tolérance religieuse, affirmé l'indépendance des individus face à la domination des prêtres, l'émancipation religieuse des femmes et le développement de l'éducation des filles, l'inculcation du principe de la confiance en soi. Ghandi voyait une analogie entre leur philosophie et et le christianisme, mais il opta pour une action politique plus compatible avec le christianisme, qui entraîne une intervention dans les affaires du monde, non sous la forme de prosélytisme outrancier comme on le croit généralement, mais sous forme de conversion individuelle, personnelle en adoptant une position de non-violence, tout comme le christianisme qui propose le christ comme modèle à imiter. Pour René Girard, "c'est notre esprit chrétien qui nous permet de distinguer dans le Jaïnisme une religion voisine de nos présuppositions éthique". 

Dans l'esprit de laïcité qui se généralise actuellement, ce qui est attirant dans les religions orientales, c'est l'absence d'un Dieu transcendant. Le récit fondateur du bouddhisme, strictement individuel, est un chemin personnel qui mène à une Révélation plus conforme à l'individualisme contemporain.

 

 

C) "Bien que de nature non violente, le jaïnisme est retombé dans un système de castes patriarcales, héritage de l'hindouisme brahmanique si répandu en Inde, qui représente encore une forme d'exclusion symbolique réelle. C'est ce que nous appelons la "violence structurelle", une injustice complète. De plus, comme cela a été avancé lors d'un récent colloque COV&R, l'histoire des religions et des sociétés en Asie montre que, d'un point de vue purement descriptif, les cultures et les Etats hindouistes ou bouddhistes ne sont pas aussi étrangers à la violence qu'on se l'imagine parfois (comme d'ailleurs aux premiers temps du christianisme). "

Blog de pascal : mon blog de réflexions, Les origines de la culture 4) Le scandale du christianisme partie 2

http://www.uibk.ac.at/theol/cover/ (colloque COV&R)

Arthur M. Hocart soutient en effet que le système des castes est d'origine sacrificielle. Lors de ce colloque (voir les actes et le sommaire), il a été dit que les religions sont pleinement conscientes, dans leurs règles et leurs préceptes, de l'injustice inhérente à la violence et que les traditions orientales ont contribué à rendre ces sociétés moins violentes. Tout en sachant que l'homme devait écarter la colère, la rancune, le ressentiment et l'envie, elles n'ont jamais été pleinement conscientes du mécanisme de bouc émissaire. Elles tentèrent d'interdire progressivement le le sacrifice (le jaïnisme, comme on l'a vu l'a rejeté). La différence avec le christianisme, c'est que celui-ci fait, dans les évangiles, la lumière sur le mécanisme du bouc émissaire et du sacrifice mimétique.


Liens: http://lucadeparis.free.fr/jpweb/surscubla.htm (L'anthropologie morphogénétique selon Lucien Scubla)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Scubla
http://www.rene-girard.fr/offres/doc_inline_src/57/Lucien+Scubla.pdf (Lucien Scubla)
http://1libertaire.free.fr/LScubla05.html (Lucien Scubla: 
Quel est votre sentiment général sur l’œuvre de Girard et sa place dans l’histoire de l’anthropologie ?)
fr.wikipedia.org -orphée
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Orphisme_(religion)
http://www.cosmovisions.com/$Orphisme.htm
http://astro-cosmogonie.com/Pge_CosOrphiques.htm (
LES COSMOGONIES ORPHIQUES)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ja%C3%AFnisme (jaïnisme)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Ja%C3%AFnisme (Portail:Jaïnisme)

http://classiques.uqac.ca/classiques/hocart_arthur_maurice/au_commencement/au_commencement.html (Au commencement était le rite. De l'origines des sociétés humaines)

http://classiques.uqac.ca/classiques/hocart_arthur_maurice/hocart_arthur_maurice.html (Arthur Maurice HOCART [1883-1939]) 

http://www.slu.edu/department-of-theology-home/2015-colloquium-on-violence-and-religionhttps://www.facebook.com/COVandR (colloque violence et religion 2015)

 

2) Le jugement de Salomon et l'espace non sacrificiel.


a) "Le jugement de Salomon est l'un des textes antisacrificiels les plus puissants de l'Ancien Testament. Il est au coeur de votre réflexion (de René Girard) dans "
Des choses cachées(Des choses cachées depuis la fondation du monde), où vous tentez de définir la possibilité d'un espace non sacrificiel". 


 


 

Blog de pascal : mon blog de réflexions, Les origines de la culture 4) Le scandale du christianisme partie 2

mapage.noos.fr -le jugement de salomon

Salomon est roi d'Israël vers 950 avant J.C., la tradition insiste sur sa sagesse.

l'histoire du jugement :
Deux femmes sont venues demander justice. Elles ont chacune un enfant du même âge, mais l'un est mort accidentellement étouffé pendant son sommeil. Chacune affirme que l'enfant vivant est le sien."Elles se disputaient ainsi devant le roi qui prononça :
" Apportez-moi une épée", ordonna le roi ; et on apporta l'épée devant le roi, qui dit : "Partagez l'enfant vivant en deux et donnez la moitié à l'une et la moitié à l'autre." Alors la femme dont le fils était vivant s'adressa au roi, car sa pitié s'était enflammée pour son fils, et elle dit : "S'il te plaît, Monseigneur ! Qu'on lui donne l'enfant vivant, qu'on ne le tue pas !" mais celle-là disait : "Il ne sera ni à moi ni à toi, partagez !" Alors le roi prit la parole et dit : "Donnez l'enfant vivant à la première, ne le tuez pas. C'est elle la mère." (le Livre des Rois chapitre 3) (le Livre des Rois chapitre 3)
L'une des deux mères accepte, mais l'autre refuse et préfère renoncer à son enfant afin de le sauver. 

"Des choses cachées" est construit autour de ce texte qui a joué un rôle essentiel dans la réflexion de René Girard sur le sacrifice. Cette action est prophétique du Christ qui, d'ailleurs était, au moyen-âge, perçue  non dans la bonne prostituée, mais dans Salomon. La mauvaise prostituée accepte le le meurtre, le sacrifice, alors que la bonne la refuse. La bonne mère, elle, renonce à l'enfant pour que celui-ci vive. Elle ne veut pas mourir, mais elle est prête à tout subir et même à renoncer à l'enfant pour qu'il vive. N'est-ce pas aussi le vrai sens du sacrifice du Christ? 

Girard avait dit dans "Des choses cachées depuis la fondation du mondeIl y n'y a pas de différence plus grande que celle existant entre ces deux actions représentatives du sacrifice. C'est pourquoi il a refusé d'utiliser le même mot pour les décrire. Et, puisque le sens de sacrifice comme immolation ou meurtre est plus ancien, il a décidé que le mot sacrifice s'appliquerait à cette action, sacrifice-meurtre. Mais depuis, il a changé d'avis. La différence entre ces deux actions est la plus grande qui soit, et c'est la différence entre le sacrifice archaïque (qui détourne contre une victime choisie la violence accumulée par la société) et le sacrifice au sens chrétien (renoncer à toute revendication égoïste et à la vie s'il le faut, pour ne pas tuer). 


Nota: sacrifice archaïqueil aurait pour but de canaliser la violence vers un individu (sacrifié) et vers le domaine du sacré, institutionalisant ainsi la violence qui est encadrée et pratiquée selon des rites et règles bien précises.


b) Les deux actions sont ici superposées.
Les évangiles font de la mauvaise prostituée et du mauvais sacrifice une métaphore pour la vieille humanité incapable d'échapper à la violence, sans sacrifier des victimes. Le Christ, par son sacrifice, nous libère de cette nécessité; Le sacrifice y prend le sens de sacrifice de soi-même, le sens du Christ. On peut alors dire, en quelque sorte, que que la religion primitive, archaïque, annonce le Christ à sa façon., mais très imparfaite. 

Les deux formes de sacrifice du paragraphe précédent, (celle de la mauvaise prostituée et celle de la bonne) sont radicalement opposées mais en même temps inséparables. Il n'existe entre elles aucun espace non sacrificiel. On ne peut pas trouver de différence plus grande; d'un côté, le sacrifice comme meurtre, de l'autre, le sacrifice comme acceptation de la mort, s'il le faut, pour ne pas tuer. L'histoire morale de l'humanité est un passage du premier sens au second, accompli par le Christ , mais pas par l'humanité qui a tout fait pour ne pas voir le dilemme et pour y échapper.

Je pense qu'il est urgent de méditer cette pensée de Girard en cette période ultra-matérialiste où ne compte que la performance et le profit. Les éclairs de conscience et les germes de réveil que nous voyons poindre de plus en plus sont à cultiver.


C) "Ce changement de perspective dans votre théorie est encore plus évident quand on le compare au débat que vous avez eu avec les théologiens de la Libération, en 1990, au Brésil. A cette occasion, Franz Hinkelammert a discerné les concepts de "non sacrificiel" et "antisacrificiel", avant de demander: "est-ce vraiment comprendre la pensée de Girard que de la définir comme antisacrificielle? Je crois que non, parce que sa pensée est non sacrificielle [...]. La position antisacrificielle peut être extrêmement sacrificielle". 

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http://mythologica.fr/biblique/cain et abel


"La théologie de la libération est un courant de pensée théologique chrétienne venu d’Amérique latine, suivi d’un mouvement socio-politique, visant à rendre dignité et espoir aux pauvres et aux exclus et les libérant d’intolérables conditions de vie. Enracinée dans l’expérience biblique du peuple juif guidé par Dieu au-delà de la mer Rouge et à travers le désert — d’une terre d’esclavage (Égypte) à la Terre promise (Exode, ch. 12 et suivants) elle est un « cri » prophétique pour plus de justice et pour un engagement en faveur d’un « Règne de Dieu » commençant déjà sur terre. La réflexion théologique part de la base : le peuple rassemblé lit la Bible et y trouve ressources et inspiration pour prendre en main son destin".

"Attentif aux pauvres, critique à l’égard du néolibéralisme, le pape François ressemble à un « théologien de la libération ». En réalité, il s’est opposé à ce mouvement que l’Institution catholique accusa longtemps d’inspiration marxiste et qui a tant influencé l’Eglise en Amérique latine".
Je pense que 
Franz Hinkelammert a raison, dit René Girard qui a écrit un essai concernant sa position à ce sujet, "théorie mimétique et théologie" (dans "celui par qui le scandale arrive"ch I-3), d'abord paru en Allemand dans un ouvrage dédié à Raymund Schwager: "il faut repérer un phénomène de "bouc émissaire" spontané derrière la crucifiction, tout autant que derrière les mythes". Ce phénomène n'est pas là dans les mythes, alors qu'il est là dans les Evangiles et le plus surprenant, c'est que ce repérage vient du Christ lui-même plutôt que des évangélistes qui font tout ce qu'ils peuvent pour suivre le Christ.

Selon René Girard, "l'histoire des religions est en fait une histoire du sacrifice commencée avec les relogions archaïques qui ont véritablement éduqué l'humanité et l'on sortie de la violence archaïque. Puis Dieu est devenu une victime afin de libérer l'homme d'un Dieu violent, illusion qui doit être abolie en faveur de la connaissance que le Christ reçoit de son Père. On peut considérer les religions archaïques comme le premier stade de la révélation progressive qui culmine dans le Christ. "  Ainsi, la véritable histoire de l'humanité serait une histoire religieuse qui remonte au cannibalisme primitif, qui serait la religion alors que l'Eucharistie récapitulerait cette histoire, de l'alpha à l'oméga. Et pour commencer, l'histoire de l'homme inclut ce début meurtrier: Caïn et Abel

Je crois que cette vision me séduit et que je suis assez d'accord.

Conclusion: un espace absolument non sacrificiel est impossible. René Girard a tenté de le trouvé dans "La violence et le sacré" et Des choses cachées", mais il pense maintenant que trouver cet espace à partir duquel tout pourrait se comprendre et s'expliquer sans engagement personnel est une tentative qui ne peut réussir. La difficulté aujourd'hui de construire le monde autour des valeurs égalitaires en est peut-être la traduction. L'avenir nous dira ce qu'il en est.

http://authueil.org/?2006/04/25/62-celui-par-qui-le-scandale-arrive (Celui par qui le scandale arrive par authueil)

http://www.parutions.com/pages/1-6-63-2200.html (celui par qui le scandale arrive)

 

3) L'Histoire et la conscience sacrificielle.


a) En adoptant une formulation plus théologique, la notion de "Dieu passager et mutable", soutenue par des penseurs comme scholemHans Jonas, ou Sergio Quinzio, se raccroche-t-elle à votre idée de la religion comme élargissement progressif de la conscience et du christianisme comme révélation et transformation du Logos violent en Logos divin?

pour Scholem la conception d'un Dieu vivant n'est pas incompatible avec le principe de son immuabilité. Pour Jonas, Dieu est un Dieu qui devient, un Dieu qui vient à l'existence en temps voulu, bien qu'il soit un Etre complet, toujours identique à Lui-même dans le temps de l'éternité. La tradition hébraïque parle aussi de l'unification de Dieu avec sa Shekhinah.

Girard ne voit pas Dieu comme une entité changeante, mais le comprend de façon ontologique: "je suis celui qui suis", comme Dieu l'a dit lui-même à Moïse selon l'Ecriture. Dieu, comme on l'a vu précédemment a "une stratégie" pédagogique à partir de la religion archaïque vers la Révélation chrétienne. C'est ainsi qu'une humanité libre peut se développer. Sartre a pu dire: "Dieu ne peut pas être, parce que, si Dieu a fait l'homme, ce dernier n'aurait pas pu le créer libre, et donc, l'homme étant libre, il n'y a pas de Dieu". Avec le système du bouc émissaire, nous voyons que cette logique est contournable et que la vision de Sartre n'est pas forcément juste. Même si l'impossibilité dont il parle est réelle, Dieu permet les sacrifices et les hommes peuvent s'éduquer eux-mêmes peu à peu, hors de leur violence, tout en ne réussissant jamais complètement. Ils ont besoin du Christ qui supplée à leurs insuffisances, ils changent donc, mais pas Dieu. La différence entre les religions archaïques et le christianisme, c'est que dans le cadre archaïque, on pense que la victime est coupable parce que tout le monde le dit et on ne comprend pas qu'elle est seulement un bouc émissaire. Dans les Evangiles, il y a aussi un moment d'unanimité (dans les cris: "à mort!, à mort) et même les disciples de Jésus se détournent de lui et rejoignent la foule. Mais la résurrection détruit cette unanimité et les disciples dénoncent la système du bouc émissaire et ainsi le révèlent.

Le "Dieu passager et mutable", qu'évoquent scholemHans Jonas, ou Sergio Quinzio, c'est le sacré qui progressivement se transforme en saint dans l'histoire humaine. Dieu de la Bible, il est devenu Dieu de la sainteté étranger à toute violence, le Dieu des Evangiles. Il y a un refus chrétien d'abandonner la Bible hébraïque et l'Ancien Testament, refus de l'attitude marcioniste. Cela montre qu'il y a à la fois rupture et continuité entre le religieux archaïque, sacrificiel et la révélation biblique qui nous fait émerger hors du sacrifice mais qui ne nous autorise pas à le condamner car par nature, nous ne sommes pas étrangers à la violence. Nous vivons peut-être l'émergence d'une nouvelle Révélation. 


Liens: http://jec2.chez.com/archobsrvshole.htm (Observations sur l'oeuvre de Gershom Scholem)

http://theoremes.revues.org/150 (Gershom Scholem, d'une redécouverte de la kabbale et de ses enjeux)

http://francesca1.unblog.fr/2011/07/07/shekinah/ (la gloire de la shekhinah)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Preuve_ontologique_de_G%C3%B6del (preuve ontologique de l'existence de Dieu selon gödel)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Argument_ontologique


b) A propos de cette question, comment percevez-vous la tradition gnostique? Fait-elle aussi partie de l'histoire de la Révélation?

Blog de pascal : mon blog de réflexions, Les origines de la culture 4) Le scandale du christianisme partie 2

http://art-du-vivant.com/blogcfio/esoterisme-chretien/


Si je me réfère au site franc-maconnerie.org "Le terme de gnose désigne diverses tendances qui ont toujours existé dans les grandes religions monothéistes, et qui présentent des points communs aussi bien avec la pensée néoplatonicienne qu'avec les spiritualités orientales.

Gnose signifie connaissance. Il s'agit de la connaissance intérieure, par laquelle l'homme appréhende le divin, indépendamment de tout dogme, de tout enseignement; la gnose s'apparente ainsi au mysticisme. Les gnostiques considèrent que Dieu ne peut être en contact avec le monde, essentiellement mauvais, œuvre du Démiurge. La matière est assimilée à l'ignorance, au mal, et la vie terrestre résulte d'une chute de l'esprit dans cette matière, perte de l'unité originelle avec Dieu. L'homme, prisonnier des dualités (bien/mal, âme/corps, connaissance/ignorance), ne garde plus de son origine divine que la vague nostalgie d'un paradis perdu. Mais le principe divin, l'âme, est en lui, et la recherche spirituelle peut le mener au salut en libérant l'âme de sa prison corporelle".

Pour René Girard, "la gnose est très actuelle, car c'est toujours un effort pour échapper à la Croix, c'est à dire perpétuer la méconnaissance par l'homme de sa violence et protéger son orgueil de la Révélation. Sans la croix, il ne peut y avoir de Révélation de l'injustice fondamentale que constitue le mécanisme du bouc émissaire, fondateur de la culture humaine et qui se répercute dans tous les rapports que nous avons avec nos semblables"

La gnose méconnaît donc la révélation?

liens: http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnosticisme

http://www.franc-maconnerie.org/la-gnose

http://reforme.net/une/religion/lapocalypse-a-commence (pour girard, l'apocalypse a commencé)

 

c) Roberto Calasso critique votre conviction que la Révélation chrétienne opère une sape progressive du sacrifice: "Dans cette application tordue des Lumières, cependant la principale faiblesse de Girard apparaît: la persécution n'a en fait jamais été aussi répandue que dans l'Occident moderne, qui ne connaît rien du sacrifice et le considère comme une superstition". 

Girard trouve profonde et inspirée la description de Calasso de la société moderne. Mais elle est trop unilatérale. Calasso est très favorable au sacrifice, il ne fait pas de distinction entre la Révélation chrétienne et la mauvaise utilisation qu'on en fait aujourd'hui. Pour lui, être opposé au sacrifice sanglant constitue une faiblesse des individus ou des collectivités et, avec Nietzsche, il veut croire qu'être pour la violence est plus intelligent et que c'est ce qu'il faut faire. Calasso a intégré l'utilité positive du sacrifice dans les sociétés archaïques et il voit que le monde moderne est menacé par la perte des protections sacrificielles, ce qui est somme toute très lucide et qu'assez peu de gens peuvent voir.

C'est pourtant ce que dit René Girard qui définit le monde moderne comme essentiellement privé de protection sacrificielle, c'est à dire toujours plus exposé à une violence aggravée qui est, le sienne (celle de Calasso), comme la mienne, notre violence à nous tous. Mais le mouvement de la rationalité moderne n'est pas intrinsèquement mauvais. Le progrès scientifique est un progrès réel qui fait donc voir Girard comme un "homme des lumières" à Calasso.  ("L'histoire progresse à la fois dans le sens du bien et dans le sens du mal", dit Jacques Maritain). Calasso ne voit pas la signification profonde de la Révélation chrétienne telle que l'a découvert René Girard.


d) La lecture de Nietzsche s'est révélée fondamentale pour de nombreux philosophes contemporains. Vous-même avez reconnu qu'il avait contribué à votre interprétation de Dionysos. Selon vous, l'aphorisme 125 du 

samedi 02 mai 2015 15:32 , dans philosophie


Le féminin sacré

Le féminin sacré


Blog de pascal : mon blog de réflexions, Le féminin sacré

https://musheart.wordpress.com/2014/04/22/reflexions-sur-le-feminin-sacre-et-la-sexualite-2/

 

http://www.revedefemmes.net/admin/revues/revedefemmes-24.pdf (la revue rêves de femmes automne 2011, voir chap. la porte vers les mystères de l'intérieur)

Aujourd'hui Journée Internationale de la Femme je rends hommage au féminin et au féminin sacré. Rappelons nous carl Jung et sa vision de l'anima et de l'animus où on se rend compte que chaque être humain n'est pas exclusivement soit masculin, soit féminin. J'en ai eu la révélation lors de mon AVC et de l'opération quasi-simultanée que j'ai subie contre le cancer du colon. Je me suis réveillé avec un goût prononcé pour la peinture et l'art alors que j'étais plutôt scientifique et rationnel et avec une attirance Pour la spiritualité. Je découvrais l'aspect féminin de mon être, plus intuitionniste et spontané. Le cardiologue m'a expliqué que mon cerveau s'il n'était pas détruit avait eu un arrêt et s'était reconstruit avec de nouvelles connexions. 

L'asymétrie cérébrale, qui désigne l'inégale implication des deux hémisphères du cerveau dans les différentes fonctions mentales a suggéré les notions de "cerveau gauche" et de "cerveau droit. Mobiliser plus la partie droite suggère une personnalité artistique, créative, ouverte d'esprit et émotive liée à l'aspect féminin de la personne. Utiliser davantage votre partie gauche, suggère un profil plus consciencieux, analytique et logique, plus masculin. 

C'est ce qui me fait dire que ma personnalité qui était dominée par l'aspect masculin, calculatoire s'est équilibré vers une harmonie entre féminin et masculin. 

Je suis ainsi devenu sensible et j'écoute la partie féminine de mon être qui s'est libérée et qui guide maintenant ma spiritualité et m'a fait découvrir le féminin sacré. C'est pourquoi en cette Journée Internationale de la Femme je mets à l'honneur l'article de Elizabeth Rouzier que je suis et dont j'aime les articles et recommande les conférences:


RECONNAISSEZ, CELEBREZ ET HONOREZ VOTRE FEMININ !

http://www.revelessencedesoi.com/2015/03/conference-reconnaissez-celebrez-et-honorez-votre-feminin.html (conférence reconnaissez celebrez et honorez votre féminin)

A l'occasion de la Journée Internationale de la Femme, j'ai souhaité contribuer à ma façon et vous inviter à participer à ma première conférence en ligne. En effet, c'est une première pour moi même si j'ai déjà animé des conférences en présentiel.

Depuis longtemps, à vous, chères femmes, qui me suivez dans mes partages sur revelessencedesoi et revelessencedefemme, je vous promets un échange en ligne. C'est avec une grande joie que je vous invite enfin à y participer et ceci, belle synchronicité, va se réaliser lors d'une journée qui nous est réservée. Je souhaiterai que cette journée dure 365 jours et chaque jour suivant dans la vie de chaque femme.

En effet, la question qui se pose et que je vais ouvrir lors de cette conférence :

Notre lignée de femmes guerrières que nous pouvons remercier nous ont permis aujourd'hui de disposer et donc si possible faire valoir, de droits, comme celui à l'avortement, la contraception, le vote, le travail, le divorce, l'égalité etc ... et la lutte continue ... mais nous "m'aime" comment utilisons nous ces droits dans notre vie ? Comment contribuons nous à nous accorder l'amour, le respect de nos valeurs, notre corps, contribuer à l'avancement de la société en réalisant notre mission de vie, à nous occuper de nos besoins ...

Quelles réelles avancées ont eu ces droits dans votre vie ? 

J'ai découvert dans ma vie que la véritable liberté ou les véritables droits sont ceux que l'on s'accorde intérieurement et que l'on souhaite incarner .... Par exemple, tant que je ne me suis pas aimée, j'ai été mal aimée, tant que je ne me suis pas réalisée, mon travail n'avait pas de sens, tant que je ne me suis pas respectée, je ne l'étais pas, tant que je me suis fait violence intérieure en me reniant et me sacrifiant, en résistant à l'invitation du coeur, j'ai été confrontée à la violence, tant que je n'ai pas incarné mes valeurs, j'ai connu la dévalorisation, tant que j'ai laissé mon mental me juger, les jugements des autres m'atteignaient, tant que je ne me suis pas guérie intérieurement, j'ai été blessée par les évènements ou les personnes dont les rencontres n'étaient pas hasard mais rappels, tant que je ne me suis pas connectée avec ma puissance féminine, je n'ai pas maitrisé les qualités propres au féminin (chez les hommes comme les femmes), telles l'intuition, le ressenti, l'écoute de son inconscient et de sa voix intérieure, l'intelligence émotionnelle, l'accueil de la vie, le don de métamorphose, la créativité, l'intelligence du coeur et la connexion avec notre centre énergétique chaudron, l'utérus et tant d'autres capacités infinies qui sont actuellement ignorées ou considérées comme défauts telles la profondeur, la sensibilité... Notre sexe est il faible comme il est appelé couramment ou simplement sa faiblesse apparente cache t'elle une force ignorée car non valorisée par la société encore trop masculine même pour les hommes coupés de leur féminin ?

Alors quelle est la véritable libération de la femme ? Justement si d'une part, nous avons gagné certains droits sociaux, il nous appartient dans l'intime de nous libérer de nos schémas, notre propre féminin blessé et de nous accorder le meilleur. La société ne fera pas ceci pour nous, quelles que soient les avancées dans nos droits ....

Dans certains pays, les femmes n'en sont pas encore là et doivent encore lutter mais peut être est il temps pour nous dans des pays où la liberté est accessible de déposer nos armes de guerrières, nos armures, pour en arborer d'autres, moins phalliques et plus féminines telle la force intérieure et retrouver les valeurs du Féminin. C'est le chemin que j'ai choisi et que je souhaite partager ... Je n'aurai pas le temps de tout vous dire dans cette conférence mais l'intention y est, elle se fera dans le présent et le partage.

J'ai passé la première partie de ma vie à expérimenter et faire des erreurs (et je continue à en faire pour grandir), je souhaite consacrer la deuxième partie de ma vie, après la femme rage, la femme mage, à incarner la femme sage et initier les femmes à ce merveilleux chemin d'évolution en soi, d'amour et de respect de soi, de découverte ... à travers des programmes, mes consultations et des outils ...

Après un premier temps simplement dans le présent et ce qui me viendra d'important à vous partager, un autre temps pour les échanges et la réponse à vos questions, la conférence se clôturera par une hypnoméditation intuitive et énergétique, un accompagnement vers votre intime afin de célébrer votre propre puissance féminine ou simplement l'inviter à se révéler .... Par ma qualité d'hypnothérapeute, je vous guide vers vos profondeurs inconscientes, par l'intuition la méditation ne sera donc pas préparée mais soufflée par ma voix intérieure et donc unique, l'énergie du féminin nous accompagnera et circulera dans la salle en toute sororité. 

J'ai hâte de partager ce moment avec vous, chères femmes, c'est une promesse que je tiens enfin.

Inscrivez vous, vous serez ainsi prévenues par mail avec le lien d'accès à la salle et le mot de passe et pour celles qui ne peuvent pas assister, inscrivez vous quand même, cela vous permettra de recevoir l'enregistrement et de me connecter avec vous lors de la méditation.

A toute à l'heure de l'autre côté et vive la journée de la Femme, de chaque Femme, de notre Femme à célébrer car elle incarne doublement le Féminin dans sa polarité énergétique et intérieure propre à chaque être humain de tous sexes ainsi que dans sa forme extérieure que seules les femmes incarnent vraiment. Soyons honorées par ce chemin et honorons nous !!
Bien à vous,
Elisabeth Rouzier
Hypnothérapeute, psychoénergéticienne, coach intuitive et Femme !


Autres liens: http://lauramarietv.com/pourquoi-chaque-femme-doit-seveiller-au-feminin-sacre/

http://epanews.fr/group/le-feminin-sacre/forum/topics/le-f-minin-sacr-et-la-qu-te-de-l-unit-perdue-par-jean-bernard?page=1&commentId=2485226%3AComment%3A1054860&x=1#2485226Comment1054860 (Le Féminin Sacré et la Quête de l'Unité Perdue par Jean-Bernard Cabanes)

http://lemiroirdevenus.free.fr/public/Document/Le_feminin_sacre.pdf

http://www.soriah-mandalame.com/article-feminin-sacre-123702059.html

http://epanews.fr/profiles/blog/show?id=2485226%3ABlogPost%3A2253761&amp%3Bxgs=1&xg_source=msg_mes_network#.VP1GcHyG-So (Guerre des sexes : Les hommes s’excusent enfin ! Bon, pas tous mais certains)

vendredi 10 avril 2015 20:22 , dans science,spiritualité,connaissance


L'équinoxe de printemps, s'ouvrir à l'équilibre

L'équinoxe de printemps, s'ouvrir à l'équilibre

 

C'est avec plaisir que je partage ces articles d'Elizabeth berger dans son blog tarot pshychologique sur l'équinoxe de printemps et sa magie.

 

L'hiver est fini

nativité

 

 

fleurs oiseau

 

 

 

Le trèfle symbole de l'équinoxe de printemps

 

Triskell

 

 Un mégalithe:

mégalithe

 

Bientôt, la durée du jour sera égale à celle de la nuit : étymologiquement, le mot équinoxe vient du latin æquinoctium, de æquus« égal” » et nox, noctis« nuit ».

Moment important car il permet de situer avec précision les points cardinaux, ce jour-là le soleil se lève plein Est et se couche tout à fait à l’Ouest.

L’équinoxe de printemps est associé à l’Est car il annonce la renaissance de la vie au sortir de l’hiver, tout comme le soleil en se levant à l’Est annonce le jour naissant. Symboliquement, c’est de l’Est que vient la Lumière que recherchent ceux qui s’engagent dans une démarche spirituelle.

L’élément Air, associé à cette période, symbolise l’inspiration, l’intuition, l’intellect, la communication. L’Oiseau est associé à l’Est et à l’Air, puisque les hommes ne pouvant pas voler, les oiseaux étaient considérés comme les messagers des dieux, leur apportant l’inspiration. Dans le corps humain, l’élément Air est celui qui permet la respiration et qui est en relation permanente avec l’extérieur.

C’est la saison du renouveau et du nouveau feu, c’est le début du cycle de la fertilité et de l’abondance, c’est le temps des semailles.

L’équinoxe de Printemps est une célébration d’équilibre car ce n’est plus l’hiver et pas encore l’été. C’est le temps magique entre les deux saisons, ou Dame Nature se réveille doucement, sortant lentement de sa léthargie hivernale. En cette période, les Grecs célébraient le retour à la surface de la terre pour six mois, de Perséphone. Fille de Zeus et Déméter, elle fut enlevée par Hadès, qui la fit reine des Enfers.

Hadès avait conclu un pacte avec Déméter, partageant ainsi son épouse entre le monde de la Lumière et le royaume des Ténèbres. Ce mythe exprime le mouvement de la végétation qui meurt à l’approche de l’hiver pour resurgir à nouveau avec le printemps.

Dans le culte, la fête célébrant le départ de Perséphone avait lieu en automne, la belle saison étant associée à son retour.

L’équinoxe de printemps est un moment fugace, instant qui marque l’équilibre entre le jour et la nuit, un passage où les forces de la lumière augmentent.

ostara


On perçoit l’influence nordique de cette fête, avec le nom qu’on lui donne généralement : Ostara. En effet, il provient d’Éostre : une Déesse germanique de la fertilité à qui on faisait des offrandes d’œufs peints pour assurer la venue du printemps. Cette porte de l’année était aussi associée à la déesse romaine Aurora, à la déesse grecque  Éos et à la déesse hindou Ushas (toutes dérivées du prototype indo-européen du nom de Hausos).

Elle serait également associée à Freya dans la mythologie nordique. Déesse de l’aurore et de la fécondité printanière, elle est associée au symbolisme des œufs et du lièvre. Son association à la création du monde a généré la coutume de peindre des œufs. Ceux-ci représenteraient l’Œuf Cosmique.

Chargée de symboles anciens, l’équinoxe de printemps est toujours fêtée aujourd’hui. Nous mangeons des lapins en chocolat (le lièvre est l’animal sacré d’Éostre en tant que symbole de fertilité), des poules et des œufs. Le mot Easter qui signifie Pâques en anglais vient d’ailleurs du nom de cette Déesse.

La symbolique de l’œuf est très chargée. En effet, il détient en lui la genèse du monde, il est une réalité primordiale qui contient en germe la différenciation des êtres. En égyptien le mot œuf est féminin et de lui le Dieu jaillira, il organisera le Chaos en donnant naissances aux êtres différenciés (Il est à la fois Fils et Père). On retrouve ce symbole dans de nombreuses religions et son sens est toujours le même.

L’œuf est souvent une représentation de la puissance de la lumière. Ainsi il apparaît comme un des symboles de la rénovation périodique de la nature. Mais attention il n’est pas autant naissance que ré-naissance, c’est le retour, la résurrection (d’où la récupération de la fête pour la Pâques chrétienne : mort et résurrection de Jésus).

Les coutumes païennes veulent que l’on allume des feux à l’aube pour symboliser le renouveau de la vie et la protection des récoltes. On célèbre ce Sabbat mineur en faisant sonner les cloches, décorant des œufs, plantant des graines, s’occupant du jardin rituel ou non, faisant un grand nettoyage de Printemps (physique et spirituel, en se débarrassant des énergies négatives et des problèmes générés par la pensée). Pendant ce nettoyage, il est recommandé que chaque mouvement soit fait dans le sens des aiguilles d’une montre car cela remplit la maison de bonnes énergies.

Entrée dans le signe astrologique du Bélier

Bélier


Le Bélier  symbolise le feu originel qui se manifeste à l’entrée du printemps, le jaillissement des forces brutes de la vie (éclatement des bourgeons, sortie des pousses de la terre, rut des animaux…). Le rythme vital, sous ce signe, est celui d’un bond en avant, d’une accélération : commencement, renouvellement, propulsion, impulsion, jet, éclatement, explosion…

C’est le souffle du feu prométhéen, ce feu à la fois créateur et destructeur, aveugle et généreux, chaotique et sublime, capable de fuser dans toutes les directions; c’est la décharge irruptive, fulgurante, indomptable de la foudre, la violence du feu animal indifférencié, la poussée anarchique, dévorante, d’instincts primitifs vigoureux, une libération de forces nouvelles, inclassables et inadaptées, aux généreuses promesses portées vers leur essor.

Les fêtes Celtes nous parlent toujours de la fin d’une étape et le commencement d’une autre. Quelque chose meurt et autre chose naît. C’est pour cela que le cercle est un symbole important dans la tradition druidique. Un cercle, c’est comme la somme d’une infinité de point. Chaque point que nous voulons observer, analyser sur le cercle est compris grâce à ce qu’il y a avant et ce qu’il y a après lui.

C’est d’ailleurs par la compréhension de ce qu’il y a avant et après que nous pouvons nous approcher de ce point. Mais jamais nous ne l’atteignons car le point est un élément hors espace-temps. Le cercle est aussi l’expansion du point, l’unité Divine.

Les fêtes druidiques d’aujourd’hui expriment une vision cyclique du temps, et une des fonctions de ces célébrations est d’inscrire le cycle humain dans le grand cycle de la nature, d’harmoniser les rythmes de l’homme sur les plans physiques, psychologiques et spirituels. Pour eux la Nature, image de la Déesse-Mère, est célébrée comme une source d’inspiration, une conseillère de sagesse et de beauté. Ils pensent que l’homme n’est qu’un des éléments de la grande harmonie naturelle.

Chaque fête revêt donc une dimension spirituelle et véhicule un enseignement au travers d’un symbolisme inspiré de la période de l’année. La succession des fêtes au cours de l’année symbolise à la fois le cheminement intérieur de l’être humain et les grandes phases de l’existence humaine.

L’Est, l’Air, l’oiseau

L’équinoxe de Printemps est un symbole de renaissance à la vie, de vitalité, de joie et de bonheur. Le jour est de même durée que la nuit. C’est une porte qui s’ouvre et nous sommes invités à la franchir et à accueillir l’énergie nouvelle qui se présente. Nous sommes incités à sortir de la Nuit, à redevenir actifs. L’Enfant Intérieur a grandi, il doit maintenant lâcher la main de la Mère et s’autonomiser. Il doit semer les graines de sa future vie. C’est aussi une phase d’apprentissage.

C’est la fête du temps des semailles

Le temps de faire de nouveaux projets, de renouveler ce qui doit l’être. Nous pouvons pour cela nous ouvrir à l’inspiration et être réceptifs à ce qui nous guidera pour accomplir nos projets. Cette période est symbolisée par la lumière du jour naissant à l’Est. L’équinoxe de printemps est associé à l’adolescence, à la période de 7 à 14 ans. Le maître mot de cette fête est « réceptivité »

Le printemps est associé à l’élément Air

Cette saison est caractérisée par l’éclosion des bourgeons, par la floraison. Le printemps favorise la prise de conscience de la nouvelle vie qui mène vers l’expansion, il apporte les prémices des futures chaleurs, des réalisations à venir.

L’équinoxe est un moment d’équilibre et de stabilité ; la nuit et le jour sont égaux. Celui qui parcourt le chemin connaît le calme intérieur et la paix de l’âme.

La Déesse Ostara favorisait les naissances, des humains et des animaux, et la germination des végétaux. La légende dit qu’ Ostara est née d’un œuf, symbole de la vie en devenir, et qu’elle était accompagnée d’un lièvre, animal prolifique s’il en est. Dans la tradition germanique, cet animal lunaire est associé au passage, il montre des chemins entre l’univers des hommes et des mondes merveilleux.

En pays germanique, c’est lui qui souvent apporte les œufs de Pâques. On dit même qu’il les pond! Cet œuf, que nos ancêtres décoraient avec minutie, était à l’origine plutôt peint en rouge, couleur associée au printemps.

Oeuf 2

Mais cet œuf symbolise aussi l’éternité et la fécondité de la vie et surtout d’une vie qui semble s’autogénérer. C’est pourquoi l’œuf faisait l’objet d’un culte au moment de l’équinoxe de printemps. D’où son assimilation naturelle par le christianisme qui l’associe à la résurrection du Christ.

L’équinoxe de printemps marque la fin de la période sombre, celle du travail intérieur très intense. L’objectif est toujours le même : intégrer le Divin qui est en nous accroître notre foi… En nous connaissant mieux nous  pouvons continuer notre chemin.

De l’autre coté du point de l’équinoxe nous avons l’éclosion de la vie. Et la vie est celle que nous choisissons d’avoir. De ce fait, nous semons les projets que nous voudrions voir germer. Nous les mettons donc en terre, inscrit sur des œufs. L’œuf est un grand symbole. Il contient toutes les potentialités, il est symbole de la Vie qui s’autogénère. Sa teinte rouge rappelle la semence d’Ouranos, son sang, qui féconde Gaïa dans la cosmogonie grecque. Nous allons donc ensemencer nos vœux dans la matrice de la Vie pour qu’ils se matérialisent dans les mois qui suivront.

Cette symbolique est aussi représentée par Kernunnos fécondant la Déesse Mère dont le fruit, Bélénos, naitra neuf mois plus tard au solstice d’hiver. Kernunnos parfois imagé par un serpent à tête de bélier et corps de poisson. Ceci certainement parce que l’équinoxe se situe entre le signe du Poisson (dernier signe astrologique) et celui du Bélier (premier signe astrologique) dans le cercle de l’année, représenté par le serpent. Le poisson, image de l’inconscient, des eaux intérieures, de notre monde caché. Le bélier, force vive, impulsion, exaltation. Kernunnos réveille nos sens visibles et invisibles.

Bélénos quant à lui symbolise la Lumière. Faire le vœux d’atteindre la Lumière est peut-être l’unique objectif à avoir en son être intérieur car de ce souhait découle Tout, tout le reste et surtout l’accès au monde de la Plénitude.

Bélénos, dont la Lumière sort de Terre en ce jour d’équinoxe à travers le symbole du trèfle. De couleur verte il représente l’équilibre entre ses trois feuilles. Trois énergies qui sont le Progéniteur, la Déesse Mère et le Fils Bélénos, il est donc le Divin, la Lumière, l’Unique. Il est également associé au triban : Amour, Sagesse, Spiritualité.

Dans la nature qui se déploie, le lièvre représente cette vie qui explose. Il est à deux facettes comme l’équinoxe qui est cet équilibre entre la nuit et le jour, la lune et le soleil, la Déesse Mère et Kernunnos, deux polarités. Dans la tradition chinoise on trouve le mythe du lièvre de Jade.

zodiaque


Le lièvre de Jade habite dans la lune et prépare avec des plantes le breuvage d’immortalité. On rejoint là la quête du Graal, de la Lumière qui est notre vœu formulé pour ce rituel. Dans les contes le lièvre est l’animal qui guide le masculin (Dieu ou homme) vers le féminin (femme ou Déesse Mère), il participe donc à cette Union des éléments, à l’équilibre du Yin et du Yang.

A l’équinoxe de printemps nous fêtons l’exaltation de la Vie, sa puissance mystérieuse. Grâce au passé nous avons acquis des enseignements et pour la suite nous formulons vœux de continuer.

Différentes survivances des célébrations de l’Équinoxe de printemps, autour du 21 mars, ont existé ou subsistent de nos jours. Feux de joie ou noyade de lumière de cette époque, dont les usages se manifestent sous des formes très variées mais précèdent de la même pensée initiale : la libération de l’obscurité hivernale, par exemple, en mettant en scène des moyens d’éclairage artificiel (bougie, lampe à huile ou lanterne symbolisées) dont on se débarrasse par noyade.

On trouve aussi des usages liés à un gâteau que l’on offre à une divinité ou encore à un mannequin de paille que l’on brûle ou précipite à l’eau afin de « détruire l’hiver ».

L’équinoxe de printemps, appelé Alban Eilir dans le druidisme contemporain, marque la fin assurée de l’hiver, le retour des beaux jours. C’est un temps d’équilibre, une porte entre l’hiver et le printemps; entre ce qui n’est plus et ce qui va advenir.

C’est le moment de la naissance du jeune soleil, du jour nouveau porteur de tous les espoirs, de toutes les promesses et de toutes les potentialités. Temps pour l’oiseau de quitter le nid et d’inventer sa vie. Graines des futurs projets plantées en terre, Porte franchie pour sortir de la Nuit et accueillir l’Aube naissante, aube qui revient toujours pour nous offrir toutes les possibilités de la Vie.


 

lundi 30 mars 2015 16:20 , dans science,spiritualité,connaissance


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